Le sang du foulard

Le sang du foulard

EXCLUSIF ! L'adaptation dun roman "scout" pour le cinéma... "Action!"

Du livre à l'écran...

Genèse d'un projet

 

Ce n'est ici un secret pour personne, la littérature "jeunesse" et en particulier le roman dit "scout" font l'objet de toutes mes attentions! A la lecture d'un vieil exemplaire (acheté sur eBay) d'un titre "SdP" (Collection Signe de Piste chez l'ancien éditeur Alsatia), publié en 1946, j'ai eu le coup de foudre pour une histoire aussi forte qu'intemporelle quant à sa thématique... La jeunesse y est en vedette et... le scoutisme aussi. L'intrigue aurait pu tout aussi bien se dérouler en 2017, tant les situations y sont "éternelles". Les ados se suivent et, finalement, se ressemblent - les enfants aussi! Passionné de cinéma et de mise en scène, qui plus est fort d'une solide et longue expérience artistique avec les enfants, notamment sur les planches, j'ai eu le désir irrépressible de le porter à l'écran... Je faisais part de mon projet aux ayants-droit de l'auteur qui, spontanément, m'en accordaient l'autorisation. En parfaite complicité avec les héritiers de l'écrivain, j'ai donc planché sur le projet.

 

Pas facile, car le livre est touffu et c'est de la littérature et non du cinoche!

 

 

 

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Un livre de 215 pages, un élagage sans concession, une extraction de la substantifique moelle, un remodelage des personnages, un affinement des psychologies, une modification de l'espace et des décors, un arrangement des unités de temps, d'action, de lieux, 8 mois d'écriture et... un raton laveur (merci, M. Prévert)! On l'aura compris, et les écrivains ici présents n'en seront pas surpris, tenter de porter à l'écran une fiction littéraire, qui plus est (?) "SdP" des années quarante, pour un public post 2015..., est une démarche complexe mais... si terriblement excitante!

 

J'ai eu l'immense plaisir, en novembre 2016, d'envoyer aux ayants-droit la première version de ma transcription de ce roman que je qualifierai d'emblématique, et dont la thématique est aussi éternelle que l'adolescence. Objectif atteint: après lecture du manuscrit, les héritiers de l'auteur ont salué avec enthousiasme mon adaptation!

 

 

Un Grand jeu... qui a ses écueils!

 

Ce 31 mars de l'an de grâce 2017, le CNC a mis en ligne les résultats des commissions du 1er trimestre concernant "l'avance sur recettes" destinée à soutenir les scénarios pour un premier long métrage...

 

"Avance sur recettes avant réalisation - Créée en 1960, l'avance sur recettes a pour objectif de favoriser le renouvellement de la création en encourageant la réalisation des premiers films et de soutenir un cinéma indépendant, audacieux au regard des normes du marché et qui ne peut sans aide publique trouver son équilibre financier."

 

 

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Le titre SdP en lice ne figure pas au palmarès!

 

Sniff! Pô grave! (comme dirait Titeuf)

 

Cette démarche n'était que formalité sans grand espoir, car un tel projet, à vocation récréative et plutôt "grand public" (un cinéma "populaire") n'entre pas dans la norme sélective... De surcroît, un sujet qui développe une histoire panégyrique (si j'ose dire) où le SCOUTISME est valorisé en tant qu' IDÉAL, ne répond guère aux préoccupations existentielles des "lecteurs" de la grande institution!

 

En revanche, la thématique de l'enfance et des ados au cinéma a le vent en poupe depuis quelques années... Films de long métrage pour le cinéma, téléfilms, comédies musicales..., le sujet est quasiment à la mode sur ces créneaux.

 

La deuxième étape de ce grand jeu commence donc: le porte-à-porte chez les producteurs - choisis sur le volet car il ne faut pas se disperser en vain...

 

 

 

TABLE DE TRAVAIL.jpg

 

 

Revoir sa copie

 

Côté écriture, un travail reste à faire encore avant la soumission aux "prod'". Il faut raccourcir notablement le scénario actuel, lequel compte, dans sa première mouture, avec sa présentation aérée, quelque 170 pages: à raison de 90 secondes de film à l'écran par page (en moyenne) cela ferait un film inapte... à la consommation (en salle)! Il faut donc "couper" un volume de contenu correspondant à quelque 70 pages au moins - pour aboutir à un film de 2 heures (c'est déjà long pour le genre)! C'est possible: des répliques peuvent être écourtées, disparaître, tout comme des scènes "facultatives"... Une première narration scénaristique connaît souvent ce travers: dialogues trop touffus, anecdotes intéressantes mais non nécessaires, scènes "démonstratives" ou documentaires "hors intrigue" ... Écrire pour le cinéma (comme pour le théâtre) oblige à la concision, à s'en tenir au "conflit" originel de la fiction. Exemple: un tel travail d'élagage a été réalisé par mon ami et complice Gérard F., lequel a réussi à réduire à 25 minutes (pour un court métrage) une pièce de théâtre qui dure... 3 heures à la scène (et qui peut être ramenée à 2 heures)! C'est un travail pointu et fastidieux mais extrêmement passionnant !

 

 

Scouts toujours prêts... à tourner ?

 

Parallèlement au casting des rôles principaux, qui ne peut se faire que via les "protocoles" de la profession, la prod' aura tout intérêt à solliciter d'authentiques scouts pour "peupler" et donner vie au camp d'été qui constitue l'un des "décors" essentiels du tournage...Un détail: nos scouts engagés se verront remettre par les costumières des uniformes "Scouts de France" de... 1939! Et sur les tables en froissartage du camp, il n'y aura pas de pots... de Nutella!

 

A suivre donc!

 

"En piste, Wiggins!" (clin d’œil à qui vous savez)

 

Choucas

 

 

Jonathan Olivier (Choucas) a collaboré étroitement à l'écriture et à la réalisation du court métrage

Sherlock Holmes l'Héritage de Baker Street

 

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03/04/2017
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