Le sang du foulard

Le sang du foulard

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Je pense que le livre de Golding n'est pas une transposition ou projection de fantasmes ou turpitudes d'adultes sur les enfants, mais bien la peinture de ce qui peut réellement arriver dans la situation imaginée par l'auteur... J'ai souvent caressé le projet d'écrire une histoire où, justement, des enfants seraient livrés à eux-mêmes sur une île déserte, sans savoir si j'orienterais ma fiction dans telle ou telle direction... Cette idée, je l'ai eue bien avant de lire Sa Majesté des Mouches et alors que j'ignorais totalement l'existence de cette fiction. Mais, de fait, ce thème est récurrent dans la littérature "jeunesse".



Dernière modification le jeudi 28 Mai 2015 à 13:20:42
La Rédaction

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C'est - et je parle d'expérience, malheureusement - ce qui peut se passer - et qui, j'en suis sûr - se passe dans de nombreuses classes des écoles et collèges de France, quand un groupe d'enfants ou d'adolescents se liguent contre un professeur... Ou une, bien-sûr. 

On a donc plusieurs phénomènes à prendre en compte.

D'abord, l'effet de groupe. Adulte seul contre bande d'enfants : c'est semblable à deux espèces animales qui se feraient face. L'isolé ne peut que perdre. Sauf s'il se montre très fort.

Vient ensuite tout le travail : s'efforcer de disloquer le groupe. Double méthode de la domination - séduction... Bref, y'a du boulot !




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En fait, j'ai également connu une douloureuse situation (cas d'école) où deux adolescents, avec lesquels je m'entendais à merveille dans le cadre d'une activité commune, se sont totalement ligués contre moi, manipulés par une adulte, se nourrissant l'un l'autre d'une haine créée de toute pièce par la fauteur de troubles, au point de se révéler d'une insolence et d'une mesquinerie sans limite... J'ai plusieurs fois eu à faire à ces revirements spectaculaires: de jeunes êtres "doux" et disciplinés, sages, raisonnables, qui se transforment subitement en petits ennemis prêts à tout pour vous détruire - suite à une manipulation ou un effet "de groupe"...
La Rédaction

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Il ne faudrait pas vieillir ! La haine et le mépris sont tellement facile à cultiver ! Mais, attention : n'avons eu pas eu tendance à en faire autant dans nos jeunes années (de gloire) ?

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Personnellement, je ne me souviens pas avoir ainsi retourné ma veste contre tel ou tel, lorsque j'étais enfant! J'ai toujours été un individu loyal et franc dans mes relations avec mes "amis"... Et j'ai souvent souffert, en tant qu'enfant, adolescent ou adulte, de la duplicité soudaine (?) d'êtres qui avaient toute ma confiance... De fait, je sais,  à présent (à 66 printemps), que personne n'est "fiable" à 100%! C'est dans la nature humaine... Sur ce plan, ma conviction est que les... animaux (!) sont beaucoup plus "dignes de confiance" (hormis les chats - entre autre!) que les homo-sapiens! La métamorphose des petits humains (les jeunes) m'alerte et m'interpelle: "l'humanité", est-ce cela? Je crois que oui... Reste à savoir - par je ne sais quelle expérience "définitive" -, si le petit être (l'enfant) est génétiquement condamné (?) à ce reniement de ce qu'il a été quand il n'était pas encore altéré par l'éducation orientée du monde adulte et sa culture. religieuse, intellectuelle ou autre, disons ethnique? Ainsi, les protagonistes de Sa Majesté des Mouches agissent, effectivement, pour le meilleur ou pour le pire, en imitant le monde adulte..., qu'ils ont amené avec eux, dans le bagage de leur naufrage. "Piggy" déclenche la juste réplique de protestation outrée de Ralph (avant que celui-ci ne s'effondre devant les déviances de ses camarades),"influencée" par sa culture : "Ô, Piggy!"

Dernière modification le jeudi 28 Mai 2015 à 16:18:08
La Rédaction

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Hors-ligne
Cool ! Je réponds après...

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Hors-ligne
Il est inscrit dans nos gènes une capacité d'adaptation. Bien sûr, dans ce récit les enfants se trouvent confrontés à une situation hors-norme. Dans une cour d'école il n'y a pas de danger... et pourtant on retrouve cette capacité de se regrouper... de recréer une "tribu". Dans le film comme à l'école, l'élément déterminant est "le meneur", celui qui va créer ce groupe et lui donner sa nature, bonne ou mauvaise, et malheureusement, le meneur trouve beaucoup plus "excitant" de se trouver un "ennemi" et quoi de plus facile pour démontrer son autorité que la "victime" soit plus faible, sinon il y aurait affrontement pour être "le chef". C'est dans la nature humaine, et même si cela existe, il est rare que "le meneur" entraîne "ses troupes" à aider les autres, le plus exaltant c'est le combat, vaincre l'adversaire, fût-il un plus faible.
Si notre société n'était pas policée, la vie serait ainsi, des "meneurs" créeraient des gang qui s'affronteraient continuellement pour la suprématie des quartiers (cela existe)... C'est le rôle des adultes de canaliser cette énergie qui est en nous dès l'enfance dans la bonne direction... d'où le scoutisme.

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