Le sang du foulard

Le sang du foulard

En guise d'épilogue - Episode 35

Les Disparus de Baume Étrange

© Gérard Foissotte

 

L’épisode 34 c’est par ici !

 

XXXV

 

En guise d'épilogue...

 

 

Ce deuxième dimanche de juillet donne l'occasion à la patrouille libre des Choucas de cumuler « B.A. » sur « B.A. » !

 

« Vous ne pouvez pas, vous autres éclaireurs, faire mieux que de suivre l'exemple de vos aïeux les chevaliers. Un point important de leur programme, c'est que tous les jours, ils devaient rendre un service à quelqu'un, et c'est aussi une de nos règles. S'il vous arrivait d'avoir oublié, faites deux bonnes actions le lendemain. Souvenez-vous que votre promesse d'éclaireur vous engage sur l'honneur à rendre ce service quotidien. »  (Baden-Powell)

 

Quand les scouts de Saint-Ange-sur-Rhône déposent leurs vélos contre le talus de l'aire de stationnement, celui-ci ressemble au parking de centre-ville d'une grand métropole un samedi après-midi... Il n'est pas encore quatorze heures que les véhicules de touristes s'alignent, non sans désordre, entre précipice et falaise. Trois autocars se taillent la part du lion au bord de l'abîme. La jeep jaune citron des « Grottes de Pré-les-Fonts », tout au bout du parc, accroche la lumière chagrine qui filtre à travers le ciel grisâtre. Au fond de l'esplanade de Baume Etrange, envahie de gens, le comptoir est orné de cartes postales et de pots de miel de pays. Des personnes sont assises sur les bancs ou les murettes et de jeunes enfants courent entre les arbres et les buis géants, bousculant la foule sur leurs passages. Des familles déjeunent autour des tables. Un groupe serré, monté sur la plateforme, attend le guide. Derrière le comptoir, Robert Leblanc prépare des cafés pour les spéléos qui ont gardé le porche du Lac Vert ; une nouvelle équipe assurera le « quart » puis une autre et ainsi vingt-quatre heures sur vingt-quatre - Le gérant des grottes peut compter sur un bon « équipage » qu'il a recruté parmi des spéléologues et autres connaissances demeurant sur le massif. Des journaux passent de mains en mains ; une série d'articles est consacrée à l'affaire de Pré-les-Fonts. Une photographie du « plafond de cristal » illustre le gros titre sur la première page du Dauphiné Libéré. Xavier fait le serveur et Madame Leblanc vend les billets.

 

Pour permettre la fluidité des visites et réduire au mieux les attentes entre les entrées et les sorties, les Choucas ont été sollicités, la veille, pour conduire les visites de ce dimanche d'affluence durant l'après-midi (le matin, il y a eu messe à l'église paroissiale avec les deux liturgistes de la patrouille comme enfants de chœur). Mouche et Rémi ont éclaté de joie. Aigle s'est inquiété de la façon dont ses scouts allaient remplir cette délicate mission. Des consignes claires et simples ont rassuré toute la patrouille ; les Choucas, par deux (l'un en tête de file et l'autre en queue), se relayant à mi-parcours, communiqueraient quelques informations essentielles et faciles à mémoriser. Je publie, ci-dessous, les notes succinctes que Rémi à griffonnées sur un bout de papier - son antisèche en quelque sorte !

 

L'aide-mémoire de Rémi :

 

1) L'âge de la caverne = creusement a commencé il y a un million d'années

2) Première explo = 1897 Oscar Decombaz

3) Rivière souterraine circulait à l'origine à l'étage touristique (fossile)
4) 250 mètres de falaise sur la tête !

5) Siphon exploré sur 40 m

6) Environ 2 km de galeries connues (labyrinthe)

7) Inhabité = quelques chauves-souris

8) Température de 12° (constante)

9) Débit rivière = 10 à 1500 L /seconde selon pluie

10) Penser à « N'oubliez pas le guide ! »

 

 

Les visites vont être discontinues. Les Choucas ne veulent pas être rémunérés pour leur « B.A. » du jour (« N'acceptez jamais de récompense pour avoir rendu un service. (...) Si vous acceptez de l'argent, ce n'est pas un service que vous avez rendu, c'est du travail qu'on vous a payé ; voilà tout. » a écrit Baden Powel !). « Les pourboires ne seront pas une rémunération, insiste Robert Leblanc, mais un geste de sympathie destinée à la tirelire de la patrouille ! - Un don ? croit comprendre Renard. - C'est vrai, ça, surenchérit Mouche, ce ne sera pas un salaire mais un don pour notre camp ! ». L'affaire est ainsi entendue. « O.K. ! » fait le CP.

 

Sur un signe de Robert Leblanc, Renard et Mouche partent avec le premier groupe (suite à un tirage au sort). Aigle et Rémi suivront quinze minutes plus tard puis Wapiti et Panthère, nos deux « rescapés des oubliettes » désireux de faire équipe pour ces retrouvailles avec la grotte à la main sanglante ! Au sommet de l'escalier pentu de la plateforme, un client s'adresse à Mouche qui vient de le gravir : « Je vous ai vus à la télé! - Moi aussi ! » s'empresse d'annoncer une dame... Mouche s'éclaire d'un large sourire de fierté. C'est lui qui va inaugurer la visite (tirage au sort !). Sur le seuil de la caverne, la petite voix juvénile du boute en train des Choucas : « Attention à la tête ! Au début, le plafond est bas ! ». Mouche s'approche de la grille, la tire, déclenchant la protestation de ses gonds qui grincent sinistrement...

 

Des trombes d'eau s'abattent brutalement sur les gorges. Les touristes s'agglutinent, plutôt effrayés par les grondements de tonnerre qui se répercutent de falaise en falaise. Impression d'apocalypse. Le devers du porche de la grotte, à quelque dix mètres au-dessus de l'esplanade, protège le site de la pluie. C'est un abri naturel qui reste sec et poussiéreux. Le crépitement des gouttes d'eau, lourdes et serrées, qui choient sur les feuillages non abrités se mêlent à toutes sortes de bruits provoqués par l'orage. Des rafales de vent tournent devant le porche, secouent la végétation, fait ployer les arbres du cirque de Pré-les-Fonts. Une forte odeur de terre chaude monte du sol. Il semble que les cascades du cirque anticipent la crue en donnant plus de voix ! Les commandes de café et thés chauds se multiplient. Craquement soudain : cela vient du haut de la falaise au-dessus de l'esplanade ! « Attention ! » crie quelqu'un. Trois ou quatre grosses pierres, fragments de rocher détachés de la falaise, viennent s'écraser juste devant l'esplanade, dans les feuillages près du saut de la rivière ; une grosse branche est sectionnée. Tout le monde a eu très peur mais personne n'a été touché ; l'éboulement s'est déversé vers le précipice en épargnant l'esplanade.

 

Dans la grotte de Baume Étrange, tout est paisible. Seule l'équipe qui chemine pour le retour entend un bruit indéfinissable, une sorte de roulement de tambour lointain, assourdi par l'épaisseur de la montagne. Rémi, qui se trouve à présent en tête de file, ne peut communiquer avec Mouche, lequel ferme la marche ; il devine l'orage, peste en lui-même contre ce fichu temps qui s'est remis au mauvais ! Lui qui souhaite reprendre au plus tôt la vie du camp sous la tente... Va-t-il falloir encore habiter le refuge du Pra ? Oui, certes, il y a la belle cheminée rustique et puis il y a l'ami Martin ! Mais tout de même... ! Ce n'est pas vraiment un camp scout, ça ! « Mon Dieu, faites que l'orage cesse, faites que l'orage cesse ! » marmonne-t-il. Une petite pancarte précède l'escabeau qui franchit l'éboulis avant la sortie avec cette alerte : « N'oubliez pas le guide ! ». Stimulé par le rappel, Rémi se poste tout près du portillon dont il a poussé la grille. La quasi-totalité des trente personnes lui donnent la pièce et même quelques billets. La recette est excellente !  La trésorerie du camp sera confortable ! Dès que le dernier client a quitté la grotte, Mouche se jette sur la main de Rémi : « On t'a donné combien ? On t'a donné combien ? Fais voir ! ».

 

Quand la patrouille des Choucas quitte Baume Étrange, l'esplanade est vidée de ses visiteurs. Les caisses de cannettes vides sont empilées près de la buvette. Madame Leblanc range l'intérieur du cabanon. Xavier balaie la terre battue, soulevant un nuage de poussière de sable. « Rentrez vite au Pra ! fait Robert Leblanc. Vous avez bien travaillé... Merci beaucoup ! Sans vous, ça aurait été une cata ! - B.A. ! exulte Mouche. ». Sur le sentier qui aboutit au parc des voitures, Rémi, toujours novice de son état, pose la question pertinente : « On a fait quatre visites en duo... Est-ce que ça compte pour une seule B.A. ou pour quatre ? ».

 

Le soleil couchant a percé le ciel orageux. Les gros nuages noirs filent vers le sud, chassés par un léger vent du nord enfin réveillé. « Le vent tourne. Demain, il fera beau ! » prévoie le C.P. Pendant que les Choucas guidaient les touristes, leur parrain Hibou, paisiblement, a effectué quelques menus travaux au camp : vérifications des cordes de tentes, des fixations, consolidation de la base du mât, nettoyage du matériel d'éclairage à acétylène... Naturellement, le C.P. s'oppose  à ce que leur tuteur effectue des tâches qui leur incombent mais Hibou Paisible ne peut se défaire de ces opportunités de contrôler le matériel, de ranger, de réparer un outil, animé par le désir presque paternel de veiller à la bonne marche du camp. En fait, il s'agit peut-être aussi plus de s'occuper que de « materner » la patrouille ! Hibou Paisible, qui n'aime pas « la foule », est un homme « de terrain », de la nature, de l'activité scoute « pure et dure ». Sa passion de la spéléologie est la seule concurrence à ses préoccupations scoutes... En début de soirée, la patrouille retrouve un camp impeccable malgré des toiles de tentes trempées. La promesse d'une nuit sereine, grâce au vent du nord salvateur, autorise un renouveau de gaieté malgré la fatigue de cette pénible journée. « Pénible, mais formidable ! » s'empresse de rectifier Mouche, avec l'assentiment déclaré de Rémi. - Et rentable pour les finances ! » commente Wapiti, se souvenant qu’il est trésorier de la patrouille. Le sol détrempé, le bois mouillé, on renonce au feu de camp. Sur l'insistance de Mouche, qui sait utiliser ses mimiques irrésistibles pour obtenir gain de cause, la patrouille se réunira ce soir encore, pour le dîner et la veillée, dans le refuge du hameau, sous la présidence du crâne Martin. Il reste du sauté de porc de la veille et des pâtes vite cuites complèteront le menu. Le novice Rémi animera la veillée : il choisit de raconter de manière théâtralisée son roman préféré « Les Disparus de Saint Agil ». « Ça parle de quoi ? interroge Mouche. - Je connais, fait Wapiti, c'est... - Chut ! Ne vends pas la mèche, ce soir, c'est moi qui anime la veillée ! - En fait, risque Mouche, c'est un peu comme l'histoire des Disparus de Baume Étrange ? Non ? ».

 

Jacques-Maurice, alias Hibou Paisible, quitte le camp avant le repas. La deudeuche démarre en patinant sur les cailloux du Pra avant de disparaître pour la route des gorges... La patrouille se retrouve à nouveau seule avec elle-même, son CP, son second et son novice. Seule mais complète !

 

 

...

 

 

Les oiseaux piaillent dans les branches touffues des buis centenaires. Le soleil éclaire les gorges, fait luire les cascades légèrement grossies par le déluge d'hier. La rivière souterraine évacue un surplus de boue en grondant au sortir de sa bouche ; probablement jusqu'à ce soir, le cours d'eau de la grotte exhibera son aspect trouble des jours de crue avec un débit prétentieux mais dégressif. La matinée sur l'esplanade est plutôt calme : Robert n'aura eu qu'à conduire un groupe de touristes. Pour remercier la patrouille libre de Saint-Ange-sur-Rhône, il a prévu de véritables agapes avec son cher feu de bois au pied de la falaise : truites de la Bourne, côtes d'agneau flambées au whisky, fromage de brebis du père Arnaud, tarte aux prunes confectionnées par Chantal Leblanc ; le père-aumônier Gerland sera là (avec une bonne bouteille de vin rouge) et aussi, cerise sur le gâteau, Arsène H., le directeur des fouilles de Baume Etrange. La patrouille est aux anges (surtout Mouche et Rémi), car l'archéologue est venu ce matin pour travailler sur le gisement.

 

Arsène H. s'est arrêté avant neuf heures au camp des Choucas. Les scouts venaient de lever les couleurs et le drapeau tricolore commençait tout juste à claquer dans la brise venue du nord. L'instituteur à la retraite a « réquisitionné » les scouts, puisque ceux-ci ont intégré les fouilles à leur programme de camp d'été. Arsène H. a accepté volontiers le café brûlant confectionné par Mouche avec une eau qui a frissonné sur un feu de bois pétillant, habilement allumé par le cul de pat' - ce qui lui a valu des compliments puisque le bois n'était pas des plus secs ! L'archéologue a expliqué le travail de fouille et donné ses consignes.

- Vous avez remarqué que la fosse est quadrillée par des cordes ?

- Oui ! Chaque carré fait un mètre de côté..., a précisé Mouche pour étaler son savoir.

- Bien ! Il y a huit carrés. Chacun de vous en occupera un.

- Et le huitième ? s'est inquièté Mouche.

- Il attendra son tour ! a dit en souriant Arsène H.

- Il faut de l'outillage ? s'est informé le CP.

- Tout sera sur le chantier...

- Il y a des brosses à dent ? Parce que je peux apporter la mienne..., a rappelé Mouche.

- Heu..., oui... ou plutôt, non. Je vous distribuerai de petits pinceaux, c'est...

- J'ai une vieille brosse que j'ai apportée exprès de Saint-Ange...

- Alors, tu pourras l'utiliser !

 

Aigle a donné une petite tape sur la nuque du boute en train, façon de dire « Mouche, il n'y en a pas deux comme toi ! ».

 

- Nous fouillerons à moins deux mètres. C'est une couche très intéressante, non altérée par des travaux humains puisque le gisement est sous le porche. Vous y trouverez une terre cendreuse et argileuse, avec des fragments de roche provenant de la falaise.

- On y trouvera des bijoux ? a demandé Mouche, très excité.

- Des bijoux ? Oui et non !  On y peut trouver quelques fragments d'objets en bronze : des bagues, des morceaux de bracelet effectivement, des épingles...

- Des squelettes ? a espéré Rémi.

- Peu probable mais tout est possible en archéologie... Vous trouverez beaucoup de fragments d'os d'animaux - des reliefs de repas...

- Des animaux préhistoriques ? a questionné Panthère.

- Des dinosaures ? a exulté Mouche.

- Ah non ! Pas des dinosaures ! Les dinosaures, c'est une autre époque...

- De l'ours des cavernes ? a tenté Aigle, plus réfléchi.

- C'est possible..., mais ce ne peut s'agir que d'ossements ouvragés par l'homme préhistorique, car cette couche plutôt récente est très postérieure à l'époque de l'Ursus spelaeus.

- Des silex ? a proposé Renard.

- Des silex taillés, haches en pierre polie et surtout des fragments de céramiques...

- Comme le cul de poterie que vous nous avez montré le premier jour où on est venu ? a demandé Mouche.

- C'est cela ! ...Mais s'il vous plaît, les garçons, sur un chantier de fouille, les archéologues se tutoient ! Alors...

- On vous tutoiera ! a ponctué Mouche.

- Celui qui « vouvoiera » Monsieur Arsène aura un gage ! a proclamé le CP.

- Et celui qui dira « Monsieur »... Arsène, aura une corvée ! a rectifié l'archéologue.

- Chez les scouts, on dit « service » ! a corrigé Wapiti en dressant l'index.

 

Sur le gisement de Baume Étrange, chacun des Choucas s'applique à gratter, creuser, tamiser la terre argileuse et caillouteuse qui renferme les empreintes de la préhistoire. La chaleur est pesante sous le grand porche et la poussière de fouille agresse les muqueuses. Torses nus, en culotte courte et chaussettes rabaissées sur les brodequins, la sueur ruisselant sur les corps gris de poussière, les garçons s'initient aux techniques de fouille avec application et abnégation de leurs souffrances... Les dos courbés font mal. Les genoux meurtris rappellent qu'ils existent. Les choucas ont troqué leurs bérets contre leurs foulards pour protéger un tant soit peu leur chevelure. Un bataillon de pirates coiffé de noir occupe le navire enfoui, tandis qu'un mousse au foulard rouge (prêté par Aigle et pris sur le stock destiné aux jeux) se distingue par sa différence... Mais l'activité est passionnante, nouvelle, qualifiée même de « fantastique »  par le petit Mouche - qui décide solennellement que, quand il sera grand, il sera archéologue. Renard est très volubile, interrogeant et commentant les explications éclairées du directeur de fouilles. Wapiti suggère de « faire » les trous en falaises du cirque, avec d'acrobatiques escalades, convaincus que les hommes des cavernes étaient aussi des varappeurs et que les cavités inaccessibles pouvaient contenir des trésors. Panthère presse Arsène de questions sur la spiritualité éventuelle des hommes de la préhistoire. Aigle s'enquiert de savoir si les communautés avaient un chef... Quant à Rémi, le cul de pat', il demeure silencieux dans son carré, au bout de la fosse, savourant le bonheur immense qu'est le sien de se trouver là, dans le cirque de Pré-les-Fonts, en camp d'été avec ses nouveaux amis ; il se revoit, solitaire, épluchant les patates sur une feuille de journal, le regard posé sur un petit article intitulé « Une patrouille libre de Scouts de France recrute ».

 

« Chjak-chjak-chjack ! » le cri vient du carré de Mouche.

 

Tous les fouilleurs tournent leur regard sur le boute en train. Arsène H. pense à un instant de délire puéril.

 

- Regardez ! Regardez ! fait le gamin, triomphant, une vieille brosse à dents brandie dans une main et un curieux fragment triangulaire de couleur ivoire, pointu, dans l'autre...

 

Le directeur de fouilles se fait remettre la trouvaille de Mouche.

- Bieeen ça ! Bieeen ça ! réagit M. Arsène H., admiratif.

 

La patrouille se resserre autour du boute en train, chacun ayant enjambé la corde de son quadrillage.

- C'est quoi ? s'impatiente le petit Mouche.

- Incroyable ! Magnifique ! Tu viens de trouver une dent d'Ursus spelaeus percée... L'ornement d'un collier ! Chapeau, Mouche ! Décidément, tu as été inspiré d'utiliser ta brosse à dents !

 

Sur ce compliment sidérant, Mouche reste sans voix, médusé, les yeux écarquillés devant la petite merveille qu'il tient entre deux doigts. La vénérable canine longue de cinq centimètres est largement percée dans sa partie la plus large pour accueillir un cordon. Pendant toute la durée du camp, le découvreur du pendentif préhistorique (« le plus ancien de l'humanité ! » selon lui) sera autorisé à le porter autour du cou... - décision sans appel du directeur de fouilles.

 

C'est alors que, sur l'initiative du CP, les cinq autres Choucas poussent la suite du cri de patrouille :

 

« Tchoucas-tchoucas-toujours-alerte ! »

 

© Gérard Foissotte - Février 2015/février 2017

 

 

 

 IMAGE FIN.jpg

 

Montage des illustrations de Choucas - Photos de © Gérard Foissotte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



12/02/2017
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