Le sang du foulard

Le sang du foulard

Feuilleton épisode 25 - Le mouchoir de sang

Les Disparus de Baume Étrange

© Gérard Foissotte

 

L’épisode 24 c’est par ici !

 

XXV

 

Le mouchoir de sang

 

 

« Un mouchoir ! s’écrie Renard…, un mouchoir taché de sang. »

 

La voix juvénile montée du vide, comme poussée par l’abîme, est empreinte d’une émotion trahissant de l'inquiétude et un peu de frayeur. « Du sang ? » s’exclame Mouche en écho, doutant d'avoir bien compris.

 

 

La tête puis le torse du scout-araignée dépassent le bord du précipice. Aigle, les lèvres pincées, « assure fort » tandis que Renard s’extirpe de sa position aérienne. Mouche le prend sous une aisselle pour l’aider à retrouver pied sur le sentier. « Ça va ? ». Rémi le saisit par l’autre bras. Renard a escaladé « en libre » une paroi calcaire aux aspérités modestes mais suffisantes pour le bon varappeur qu’il est. Il fait une courte pause, souffle, respire profondément… Des perles de sueur marbrent son visage rouge d’efforts. Le cul-de-pat’ regarde le jeune scout avec admiration. Liturgiste zélé et excellent cuisinier, Renard vient de se révéler aux yeux du novice un varappeur expérimenté ! « Il est toujours à la pointe de la patrouille pour ‘grimper’ les cheminées ! » déclare le CP avec reconnaissance.

 

« Et alors ? interroge Mouche, cet indice ? – Dans ma poche..., répond Renard, plein de sang ! – Du sang ? s’inquiète le CP. – Aïe ! » ponctue Mouche.

 

Debout au bord de l’abîme, encore un peu essoufflé, Renard sort d’une poche de sa culotte de velours un chiffon de tissu blanc quadrillé de bleu et abondamment souillé de sang séché de frais… Le CP s’en empare et l’examine de très près, sourcilleux Sherlock Holmes intrigué par une pièce à conviction. « Tu n’as rien vu d’autre ? demande le CP. – Que dalle ! confirme Renard. – Ça flanque les chocottes ! dit Mouche avec une conviction communicative. – Aucune trace dans le taillis ? – Rien ! pas le moindre vêtement, pas de branches cassées… ». Renard se libère de sa corde d’assurance et détache son « cuir » de rappel de ses épaules. Aigle « love » la corde de sécurité et Mouche ramène celle du rappel avec l’aide de Rémi. « J’ai soif ! dit Renard. – Personne n’a apporté sa gourde ! » répond le CP. Puis le groupe des Choucas rebrousse chemin pour porter la nouvelle jusqu’à l’esplanade de Baume Étrange.

 

- T’as rien vu plus bas, dans le pierrier, au pied de la falaise ? s’enquiert le CP.

- Rien ! Que des cailloux… 

- Dans les taillis ? insiste Mouche.

- Y’a pas grand-chose en-bas ! Que des touffes de buissons et des arbres riquiqui ! Mais, bon, ils ont peut-être roulé dans des fossés en voulant s’en sortir…

- Alors ? Que sont-ils devenus ? interroge le CP.

- Le père Arnaud a dit « entre Baume Étrange et le Lac vert ! » rappelle Mouche, très à l’aise dans le rôle de fin limier qu’il s’est attribué. 

- … « Dans la montagne ! Sous terre ! » rectifie Aigle avec une certaine ironie.

- On va tout-de même pas abandonner les recherches dehors ? Il y a le mouchoir ! proteste Mouche.

- Un mouchoir ensanglanté ! ajoute Rémi.

- Justement, fait le CP, laissons le « médium » à ses élucubrations ! C’est bien à l’extérieur qu’il faut mener les recherches. Ton « mouchoir de sang » est une sacrée découverte ! Je le reconnais : c’est bien celui de Wapiti…

- C'est tout de même extraordinaire! explose Mouche, là on trouve son mouchoir..., et dans le lac de la grotte, on trouve son briquet!

- Un jeu de piste! ironise Renard.

 

Le responsable des secours décide de rabattre tous les hommes en contrebas du sentier des grottes, entre Baume Étrange et le Lac Vert. Une inspection particulière de la zone située en aval de l’exploration de Renard va être organisée. On envisage plus que jamais l’éventualité d’une chute dans ce secteur escarpé du bas du cirque où langues herbeuses aériennes et terrasses calcaires étroites se disputent avec petits bosquets et fourrés suspendus… Un hélicoptère a été appelé qui survolera ces zones inaccessibles. Tout devra être fait avant la nuit… Plusieurs équipes de secouristes vont descendre par le sentier qui déboule au bas du cirque depuis le Lac Vert et ses cascades. Un gendarme regarde avec attention le mouchoir ensanglanté, exprimant son regret de ne plus avoir la brigade cynophile. Le chef des secours envisage d’aller quérir le radiesthésiste Arnaud pour le consulter…, ce qui provoque une œillade entre Mouche et le CP. Des journalistes, reporters et photographes de la presse écrite et parlée, interrogent les uns et les autres, carnets à la main, stylo entre les dents ou magnétophones Nagra en bandoulière. Le poste de radio à transistors de Robert Leblanc diffuse « les dernières nouvelles » des « Disparus de Baume Étrange ». L’évènement devrait « passer » au Journal Télévisé de vingt heures… « à la une », annonce-t-on.

 

« Hibou paisible » arrive sur l’esplanade peu avant dix-huit heures ; le parrain de la patrouille libre des Choucas se confond en excuses, affligé de n’avoir pu se libérer plus tôt. L’abbé Gerland a réussi à prévenir par téléphone les familles des scouts de Saint Ange exceptée celle de Panthère, injoignable en Espagne - mais la gendarmerie va prendre contact avec le consulat de France. Le tuteur de la patrouille libre est atterré ; le visage livide, il ne cesse de faire tournoyer sa houppe de cheveux dans un mouvement perpétuel – signe d’une intense réflexion ou d’un grand souci ou d’une profonde angoisse. Ce soir, assurément, Hibou paisible fumera pipe sur pipe… Venu du parc de stationnement en tenue de spéléologue, il pensait qu’il fallait chercher encore à l’intérieur ! Des spéléologues « en camps d’été » sur le massif du Vercors, alertés par l’article de presse du matin et les messages radiophoniques incessants sont venus spontanément grossir les effectifs. La Croix Rouge, sollicitée dans la matinée, a dressé sur l’aire de stationnement des véhicules une grande tente flanquée d'une croix rouge abritant une cuisine de campagne. L’accès de la route des grottes, depuis la « départementale » des gorges de la Bourne, a été fermée au public. On sait qu’en-bas, à Pré-les-Fonts, tout le village est en émoi ; le bar-restaurant « La Truite dorée » fait le plein de consommateurs aux aguets et toutes les chambres sont louées… Son propriétaire et maire M. Clément est « aux anges » ; voilà que sa petite commune, quasi inconnue jusque-là, fait l’objet de toutes les attentions de la gente journalistique, télévision comprise !

 

« Nous sommes des vedettes ! » jubile Mouche, oubliant quelque peu le caractère inquiétant de la situation. Renard le tempère : « Nos frères scouts sont en danger, je te rappelle ! – Pourquoi « en danger » ? Ils ne sont peut-être que « coincés » ? – Coincés où ? intervient le CP. – Pas sous terre, en tout cas ! opine Rémi. – N’empêche que maintenant, persiste Mouche, Saint Ange sait que la patrouille libre des Choucas existe ! – Ça nous fait une belle jambe ! corrige Renard. – En plus, ce n’est pas une bonne publicité pour les Scouts de France…, craint le CP – Oh oui, on s’en passerait ! » conclue Hibou.

 

Mouche fait la moue, acceptant la réprimande.

 

 

Un hélicoptère de la gendarmerie survole le cirque de Pré-les-Fonts aux dernières lueurs du jour. Son vrombissement résonne, percutant les falaises, renvoyé par les parois dans un écho assourdissant…  Tous les yeux sont levés vers l’aéronef ; tout le monde en attend un signal encourageant…*

 

En vain.

 

L’engin rentrera à sa base aussitôt sa ronde effectuée : plusieurs tours au-dessus des escarpements du cirque calcaire. Par radio, le chef des secours obtiendra la sentence définitive : aucun indice n’est visible depuis l’hélicoptère révélant la présence de quelque chose des « disparus » sur les rochers ou dans les excavations qui déchirent le site des grottes. Seule une exploration au sol – ou en falaise sur les terrasses encombrées de végétation –, pourra permettre une réponse définitive… L’aéronef parti, le bruit lancinant de la rivière souterraine qui s’écoule de la caverne, mêlé au grondement de sa cascade qui saute dans le ravin, reprend le dessus, avec pour accompagnement la chanson saccadée, plus lointaine, de la cascade du Lac Vert.

 

Bien qu’invités à s’alimenter à la tente de la Croix Rouge, les Choucas décident de confier à leur cuisinier et son mitron la confection du dîner. Un feu de bois est rapidement allumé derrière la buvette, havre « de paix » et d’intimité séparé de la cohue des sauveteurs qui occupent l’esplanade ; de l’eau est vite portée à ébullition. Au menu de Renard et de Mouche : pâtes au thon (en boîte) assaisonnées de thym et saucisson en tranches traversées par des branchettes de buis et « rôties » au feu de bois avec pour dessert des abricots secs - « à défaut de tarte ! » précise Renard, passé maître dans l'art de confectionner des pâtisseries dans un four d'argile. Un thé chaud viendra ravigoter le petit groupe. Hibou paisible ne mangera pas – ainsi en est-il quand le parrain des Choucas est inquiet ; tout au plus avalera-t-il un grand « quart timbale » de thé… avant de bourrer sa bouffarde. La nuit venue, les recherches sont arrêtées. Tous les sauveteurs sont remontés des escarpements et ont quitté taillis et fourrés : les explorations deviennent impossibles avec l’obscurité ; le clair de lune bleuit les pierriers, crée des ombres portées sur les reliefs et creuse de ténèbres les excavations du terrain. Certains rentrent chez eux et d’autres regagnent leur campement d’été. Une poignée de volontaires bivouaque sur l’esplanade et davantage sur le parc de stationnement. Les gendarmes de haute montagne quittent Pré-les-fonts pour s’en retourner à Grenoble et la Brigade de Pont-en-Royans réintègre sa caserne.

 

 

A dix heures du soir, un calme surprenant s’est abattu sur le cirque des grottes de Pré-les-Fonts. Les flammes chaleureuses du petit feu des Choucas s’élèvent timidement en léchant la paroi calcaire noircie par la suie, le bois rougeoyant crépitant sans état d’âme au pied de la falaise. La buvette-accueil a été fermée. M. Leblanc est descendu dormir au Pra ; son épouse et Xavier ont préféré réintégrer leur domicile de Romans. La patrouille libre de Saint Ange bavarde à voix basse, revenant sur des évènements de la journée, opinant sur la signification du « mouchoir de sang » - cette « pièce à conviction » a été gardée par le capitaine de gendarmerie de Pont-en-Royans à fin d’une éventuelle enquête policière. Mais la journée a été éprouvante et Hibou paisible suggère le repli au camp, conseil qu'approuve le CP. C’est donc au campement du Pra, au pied du mât solitaire, que la patrouille amputée de deux éléments se rassemble en carré pour une prière du soir. Le liturgiste Renard fait montre d’une belle inspiration pour exprimer, avec des mots simples, la sincérité de la prière commune, dédiée aux deux frères scouts disparus. Le CP, raide comme une statue, ne peut retenir de grosses larmes qui coulent en filets sur ses joues rosies par la fraîcheur et l’émotion. Le novice doit éponger ses yeux alors qu’il ne peut retenir son corps de trembler, non de froid mais sous l’effet d’une tension momentanée et non maîtrisable.

 

Sur le seuil de la tente de couchage, Rémi risque une proposition : « Et si on allait consulter le bonhomme aux abeilles ? – Les gendarmes doivent le faire… - Oui, mais quand ? » Le CP fronce les sourcils, interroge du regard sa patrouille, va consulter le parrain qui s’apprête à gagner « ses appartements privés » que constitue le marabout-kraal … Hibou paisible tourne sa houppe et affiche son adhésion à l’idée du cul de pat’. « C’est bon ! conclue le CP. Demain, à la première heure, on fonce chez le père Arnaud… - Et on lui demande de monter avec son pendule à Baume Étrange ! décide Mouche. – Il peut même indiquer les disparus sur une carte… » rappelle Hibou.

 

Renard reste dubitatif : « Pfuitt ! ».

 

...

 

« Scouts, Saluez ! » Ordonne le CP.  En carré autour du mât, les Choucas et Hibou paisible lèvent la main droite en faisant le signe scout, Rémi restant « au prêt » puisqu’il n’a pas encore fait sa « promesse » … Le parrain de la patrouille a « servi » le drapeau avec l’aide de Mouche ; Jacques Maurice, très bricoleur mais souvent malchanceux, a eu quelque mal à décoincer la drisse qui montait l’étendard tricolore – ce qui a engendré des sourires esquissés échangés entre les Choucas ! Un copieux « PDDM » a été préalablement ingurgité autour du feu promptement allumé par Mouche avec l’aide de Rémi – heureux de s’améliorer dans cette tâche ; lait en poudre et cacao avec tartines de confiture au pain de campagne ont répondu aux appétits de la jeunesse au réveil. Le sol est sec. Pas de rosée. Hibou va fumer une pipe dans son « coin » préféré, entre rocailles et buis. Mouche et Renard vont laver la petite vaisselle à la fontaine sous le talus ; le débit y est dense, la nappe phréatique ayant abondamment profité des pluies récentes.  Au hameau, de l’autre côté et en contre-bas du chemin, un bruit de caisses et de bouteilles que l’on pose dans la jeep atteste du réveil de Robert Leblanc.

- Je vais dire à M. Leblanc qu’on va se pointer chez le père Arnaud ! annonce le CP, soudain habité par cette initiative.

- Comment on va y aller ? interroge Mouche.

- En vélo ! fait Renard.

- On va d’abord monter à la grotte ! décide le CP en dévalant vers le hameau.

 

Le plan de Aigle est le suivant : on grimpe à la grotte, on s’enquiert des dernières nouvelles (mais personne ne s’attend à du « nouveau ») puis on dévale à pied le sentier qui descend du cirque au bas du vallon où se terre la ferme du radiesthésiste… Cette « attaque » fait l’unanimité de la patrouille au grand plaisir du CP. Les Choucas n’ont encore jamais emprunté le sentier qui descend des grottes à la ferme du père Arnaud. La piste que l’on sait étroite est en pente rude, taillée à flanc de pierriers et d’éboulis, surmontant quelques « barres rocheuses ».

- Excellente course pour se dérouiller ! assure le CP.

- Mais le vieux ? Il va mettre un temps fou à grimper ?

- T’inquiète… Il est aussi alerte que toi ! Son pas est lent mais c’est celui d’un montagnard.

- Et ça doit être sympa de monter aux grottes avec lui ? Il doit avoir plein de choses à raconter…, prédit Renard.

- Tant qu’il ne vient pas avec un nuage d’abeilles ! » plaisante Rémi.

 

A l’évocation des « petites amies » du père Arnaud, Mouche fait une grimace.

 

Peu de monde s’agite sur l’esplanade de Baume Étrange. Trois ou quatre sauveteurs spéléologues s’extirpent péniblement de leurs sacs de couchage posés à même le sol. Robert Leblanc prépare la buvette dont il a levé le grand auvent. Sur le parc de stationnement, la situation est la même : des sauveteurs ensommeillés, quelques petits réchauds qui fonctionnent pour la boisson chaude du matin. Un membre de la Croix Rouge a assuré la permanence de nuit en couchant dans le marabout de l’institution. Les recherches avec ratissage systématique du bas du cirque doivent reprendre dans la matinée. Mais sous l’emprise d’une intuition, Rémi est convaincu de l’inutilité de ce déploiement… Il garde pour lui ce pressentiment.

 

Les Choucas se jettent à pas de course sur le sentier du vallon. Hibou reste sur l’esplanade pour être disponible pour de nouvelles recherches. Robert Leblanc a remis à Aigle une carte d’État-major au 1/25.000 sur laquelle, peut-être, le radiesthésiste pourra « repérer » la position des disparus. Entre buis et arbres, sur un sentier rocailleux où les cailloux roulent sous les semelles, les garçons dévalent en surplombant la cascade qui coule dans les creux du ravin. Le torrent, sorti de la rivière souterraine du Lac Vert, aboutit dans les gorges de la Bourne en passant juste sous la ferme du père Arnaud. Moins sauvage qu’en amont, le paysage au bas du vallon est construit de petits pâturages étagés où affleurent ici et là des pierriers à peine libérés de l’ombre de la nuit. La ferme est silencieuse. Le murmure connu de la fontaine qui alimente le grand bassin ne couvre pas les bruissements des grosses mouches qui habitent la charogne « en service » au-dessus des truites d’élevage. Sonnailles discrètes et intermittentes de l’étable. Clochettes timides et rares bêlements de la bergerie. Les fenêtres du rez-de-chaussée ainsi que celles de l’étage ne sont pas closes. Et toujours cette odeur infecte de viande en putréfaction... « Wapiti serait là qu’il dégueulerait aussitôt ! ». C’est Renard qui a parlé. Les Choucas posent leurs mains en masque sur le visage. « Le chien n’aboie pas ! fait observer Mouche. – Il dort ! rétorque Renard. – Un chien ne dort que sur une oreille ! rectifie le CP. – Alors, il devrait aboyer ! » conclut le cul de pat’. Les garçons stationnent devant la porte d’entrée, qui est vitrée. Rémi pense à la porte du local de la Côte Saint Martin, se souvenant de sa première visite au repaire des Choucas... Rien ne bouge dans la maison. Sur le rebord de la fenêtre du premier étage, la « touffe » d’abeilles est animée d'un léger frémissement et quelques-uns des hyménoptères virevoltent comme pour la protéger … Dans la cuisine, il fait très sombre à l’intérieur. A travers les carreaux constellés de chiures de mouches et que la saleté a rendu presque opaques, l’on distingue le mobilier que gomme un peu la demi-obscurité. Le CP frappe une première fois sur le bois de la porte. N’obtenant aucune réponse, il tape à une vitre. Toujours rien.

- Si le père Arnaud était là, le chien aboierait ! certifie Mouche.

- Les bêtes sont à l’écurie… Il n’a pas pu sortir ! opine renard.

- Dommage…, regrette Rémi.

- Insistons ! » propose Mouche.

Rémi colle le front à un carreau pour tenter de mieux voir à l’intérieur – là encore, il semble revivre sa première visite au « repaire » de la patrouille. Un soubresaut l’agite, qui le fait reculer légèrement tandis qu’un petit cri s’échappe de sa bouche. Les autres garçons ouvrent de grands yeux interrogatifs. Qu’a donc vu Rémi de si effrayant ?

 

La mine décomposée, demeurée sans voix, le garçon fixe ses compagnons, complètement pétrifié.  Il vient d’entrevoir, à quelques mètres derrière les vitres, figé dans un coin de la pièce, le corps d’un pendu !

 

La suite est ici...

 

Prochaine publication vers le 7 octobre 2016



27/09/2016
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